Journal d'Infos et Culture Libertaire,

se veut dans la continuité des fanzines, de la scène alternative et du cinéma indépendant autogéré. Il est dans la mouvance anartiste et anarcho-surréaliste.

hier les bonnets rouges ,aujourd'hui les gilets jaunes, demain les chemises brunes   (Pougne)

EDITO:

 

 Le Conseil D’État a rejeté vendredi les demandes de suspension de l’usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de "gilets jaunes", estimant que le risque de violences rendait "nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes".
Doivent se dire, au Conseil D’État que seulement 20 personnes gravement blessées à l’œil -la plupart éborgnées- par les tireurs fous de la police sur les 1900 blessés (chiffres officiels) depuis le début du mouvement... peuvent mieux faire, y a de la marge.
La preuve, Castaner, le roi des cognes, a lancé fin décembre un appel d’offre pour 1280 LBD supplémentaires. De quoi permettre à ses sbires de nous avoir à l’œil...

 

 

Viktor Orban, le premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 2010, se rêve en "apôtre" d’une reconquête conservatrice.
Souverainiste issu d’un milieu calviniste, il a placé sa campagne électorale à venir (élections européennes), sous le signe de la défense des « nations chrétiennes » contre l’immigration, qu’il associe uniquement au terrorisme, ainsi qu’à la violence. Budapest finance largement la reprise par les Églises (catholiques et protestantes), de son réseau d’écoles publiques dont il délègue la seule gestion aux différentes religions.
Grande prière du matin, bénédictions avant le repas à la cantine, plus deux heures hebdomadaires de catéchisme obligatoires, tout comme la participation de leurs parents à une messe mensuelle... Amen !

 

Une enquête a été ouverte à Bordeaux après le dépôt d’une plainte contre X à la suite de l’agression de trois personnes devant un bar gay du centre-ville dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février. Il ne s’agit pas d’un cas isolé car selon le ministère de l’intérieur, le nombre de plaintes pour actes homophobes s’est élevé à 262 plaintes ont été déposées entre janvier et septembre 2018, soit 15 % de plus qu’en 2017...

 

Colonies libertaire doc FRANCE CULTURE

Communiqué de la Fédération Anarchiste

 

SOLIDARITÉ AVEC L’AUTONOMIE ZAPATISTE

 

Ce 1er janvier 2019, lors de la célébration du 25e anniversaire du soulèvement zapatiste, le discoursdu sous-commandant Moises, porte-parole de l’EZLN, a été très alarmant. Il a réaffirmé la détermination des zapatistes à résister, militairement s’il le faut, pour défendre l’autonomie qu’ils ont construite au Chiapas en dépit du harcèlement de l’État et des groupes paramilitaires. Trois mille hommes en uniforme, sans armes mais portant des bâtons, se sont rassemblés en une démonstration de force et de détermination. Le message a essentiellement consisté à affirmer "nous sommes seuls" mais "nous n’avons pas peur".

Pourquoi se sentent-ils seuls ? Principalement parce que, depuis l’élection du président Andrés Manuel Lopez Obrador, censé être "de gauche", une partie de leurs soutiens habituels au Mexique s’est retournée contre eux, les accusant de diviser la gauche en s’opposant au nouveau gouvernement. Or, le président a annoncé, entre autres grands projets de "développement", la construction d’un immense chemin de fer touristique au milieu des territoires mayas. Les zapatistes craignent que leurs communautés soient fortement affectées par la spoliation de terres, par les infrastructures touristiques, et même par une agression militaire pour en finir avec leur autonomie.

On ne parle plus beaucoup de l’autonomie zapatiste en dehors du réseau spécifique de solidarité. Et pourtant elle reste un espoir pour les anti-capitalistes du monde entier, une preuve que l’auto-organisation de l’économie, de l’aménagement du territoire, de l’enseignement et des soins médicaux, sur des bases assembléistes et fédéralistes, est possible et désirable.

 

Les zapatistes ont toujours dit que le meilleur moyen de les soutenir était de construire des territoires autonomes partout dans le monde, adaptés aux situations diverses de chaque région, pour affaiblir partout notre ennemi commun : le capitalisme et le mode de vie qu’il impose tant par la force que par l’aliénation des esprits.

 
Pour toutes ces raisons, la FA s’associe à la campagne internationale de solidarité qui s’est manifestée par la publication d’une lettre dénonçant les projets du gouvernement mexicain et réaffirmant son soutien contre toute agression envers les communautés zapatistes.

 

International

 

Lettre internationale de solidarité et de soutien à la résistance et l’autonomie zapatistes

 (janvier 2019)

 

Nous, universitaires, intellectuels, artistes, activistes et personnes de bonne volonté, ainsi qu’organisations, associations et collectifs de divers pays, manifestons notre solidarité et notre soutien à l’EZLN (Ejército Zapatista de Liberación Nacional) en un moment crucial de son histoire ; nous répudions l’actuelle campagne de désinformation, mensonges et calomnies qui se développe à son encontre au Mexique et au-delà.

 

Pour nous, tout comme pour de nombreuses personnes dans le monde, la lutte zapatiste constitue un exemple de résistance, de dignité, de cohérence et de créativité politique. Il y a 25 ans, son « Ya Basta! » fut un événement de grande portée et l’une des premières réactions marquantes face à la globalisation néolibérale, ouvrant la voie à la critique d’un modèle dont le triomphe paraissait alors absolu et définitif. Ce fut aussi, et c’est encore aujourd’hui, l’expression de la lutte légitime des peuples indiens contre la domination et le mépris subis durant des siècles, et pour l’exercice de leur droit à l’autonomie. L’auto-gouvernement populaire que les zapatistes ont mis en œuvre à travers leurs Conseils de bon gouvernement constitue un exemple de démocratie réelle et radicale susceptible de nourrir des aspirations largement partagées à travers le monde, et digne d’être étudié dans toutes les facultés de sciences sociales de la planète. La construction de l’autonomie zapatiste représente la recherche constante, honnête et critique d’un projet alternatif et émancipateur essentiel pour affronter les défis d’un monde qui paraît s’enfoncer sans cesse davantage dans une profonde crise à la fois économique, sociale, politique, écologique et humaine.

 

Nous exprimons notre préoccupation face à la situation que connaissent les communautés zapatistes et les peuples indiens du Mexique, du fait de la multiplication des projets miniers, touristiques, agro-industriels, d’infrastructures ou autres, qui affectent leurs territoires et leurs modes de vie, ainsi que l’ont dénoncé le Congrès National Indigène et le Conseil Indigène de Gouvernement. En ce moment précis, nous nous inquiétons tout particulièrement des grands projets promus par le nouveau gouvernement mexicain, tels que le Couloir Transisthmique, la plantation d’un million d’hectares d’arbres destinés à la filière agro-industrielle et le mal nommé « Train Maya », récemment dénoncé comme une humiliation et une provocation par le sous-commandant Moisés, porte-parole de l’EZLN.

 

Outre les effets dévastateurs pour l’environnement de ce projet comme du développement touristique massif qu’il entend déclencher, nous relevons l’empressement avec lequel les travaux du « Train Maya » ont été lancés, le 16 décembre dernier, sous couvert d’un pseudo rituel à la Terre Mère, dénoncé par le porte-parole zapatiste comme une offense intolérable. Nous nous inquiétons que se prépare ainsi une nouvelle attaque contre les communautés indiennes et qu’ait été tenu pour nul le caractère obligatoire de la consultation réelle, préalable, libre et informée, prévu par la Convention 169 de l’OIT et la Déclaration de l’ONU sur les peuples originaires, ce qui revient à violer les engagements internationaux pourtant ratifiés par le Mexique.

 

Nous partageons le rejet exprimé par l’EZLN face à des grands projets qui affectent gravement les territoires autonomes et les formes de vie des peuples indiens, en particulier des peuples mayas qui habitent le sud-est du Mexique.

 

Nous dénonçons par avance toute agression contre les communautés zapatistes, soit directement de la part de l’Etat mexicain, soit à travers des groupes “civils”, armés ou non armés.

 

Nous rendons le gouvernement mexicain responsable de toute confrontation qui pourrait survenir dans le cadre de la mise en oeuvre de ces grands projets, qui correspondent à un modèle suranné de “développement”, insoutenable et destructeur, décidé depuis les sommets du pouvoir et en violation ouverte des droits des peuples originaires.

 

Nous appelons les personnes généreuses à surmonter l’actuelle désinformation concernant aussi bien l’expérience zapatiste que les grands projets mentionnés, et à demeurer en alerte face au risque d’agressions contre les communautés zapatistes et les peuples originaires du Mexique.

 

 

Loi anti casseurs : la réponse habituelle de l’Etat et de ses défenseurs

 

Philippe, monsieur le premier sinistre de la France, annonce donc une nouvelle loi "anti casseurs" pour contrer l’envie de certain de s’en prendre à l’Etat et aux Institutions, flonflons. Comme toujours, c’est donc à coup de fichage, de matraque, d’enfermement et sans doute au prix de quelques morts que l’Etat compte une fois de plus se protéger à l’avenir.
Comme d’habitude, c’est habillé de la nouveauté que sur TéléFarce 1, le premier sinistre est venu dégobiller sur un ton martial tout cela. Oui ils vont faire ce qui n’a jamais été fait !
Dites, messieurs les soi-disant puissants, vous en avez pas marre de nous prendre pour des quiches ? Comment vous dire, le coup du toujours plus de répression, vous nous le sortez depuis des années ! Et les lois anti casseurs aussi ! La preuve avec cette une de Hara Kiri Hedo d’avril 1970 !

 

Contacts CNT Amazon

 

Travailleurs & travailleuses d’Amazon, contacte la CNT près de chez toi :

 

  • LIL1 – Lauwin Planque (59) stis59@cnt-f.org

  • BVA1 – Boves (80) cnt-ste80@riseup.net

  • Siège social – Clichy (92) presse.rp@cnt-f.org

  • ORY1 – Saran (45) ptt-centre@cnt-f.org

  • XFRG – Artenay (45) ptt-centre@cnt-f.org

  • LYS1 – Chalon-sur-Saône (71) interco71@cnt-f.org

  • XFRE − Satolas et Bonce (69) ud69@cnt-f.org

  • MRS1 – Montélimar (26) stp26@cnt-f.org

Culture:

 Le système capitaliste promet aux femmes (mais également aux hommes) qu’elles gagneront leur émancipation grâce à un système basé sur l’argent et le travail. De plus, le maniement habile du sabre et du goupillon lui permet de se servir des représentations de genre, pour faire de la femme un outil corvéable à l’extrême. De ce fait, dans un premier temps reléguée au privé, l’’intégration des femmes dans la sphère publique est essentielle pour ce système économique et social crée par et pour les hommes.

Esclave de la sphère privée et publique
La femme est à-présent un produit de consommation et une consommatrice, une machine à produire mais également à reproduire et une propriété masculine. La journée d’une femme salariée consiste principalement à passer d’une forme d’exploitation à une autre, et au cours de sa vie, à rester dans la précarité. Même lorsqu’elle ne travaille pas elle sert, comme les hommes, les logiques de Travail (Chômage, RSA, invalidité...) et/ou d’épouvantail du capitalisme. Bien qu’elle bénéficie d’un statut qui permet de diviser, politiquement, les travailleurs de la production capitaliste et ceux qui produisent de manière « non capitaliste », elle crée de la plus-value notamment par les tâches domestiques. Outre ces représentations négatives et les violences qu’elle peut subir, concernant son statut social ou ses origines, la femme fait face aux violences sexistes dans chacune des sphères où elle tente d’exister.

La caresse du mari ou celle du patron
Suite à son entrée dans le monde du salariat de façon majoritaire, la femme qui était déjà une cible pour le marketing est devenue une consommatrice avec un pouvoir d’achat supérieur à celui du temps où seul le salaire de son époux contribuait à la richesse économique du couple.

Les capitalistes savent aisément jouer avec le patriarcat et le féminisme, tantôt ils utilisent des violences sexistes pour augmenter leurs bénéfices, tantôt ils font de la revalorisation de la femme un outil pour vendre à la consommatrice des pseudos choix de vies. Elle est un produit qui booste les ventes et elle fait partie des consommateurs qui les justifient. Nous subissons alors, dans le même temps les violences de notre objectivisation et de la condition de notre intégration à la société par notre niveau de vie.

Mais, l’intégration sociale d’une femme ne passe pas uniquement par là, elle doit également intégrer la définition viriliste du « bon travailleur » (l’effort, la force, le courage, la compétitivité, etc.) pour prouver qu’elle est digne de gagner son indépendance et son ascension sociale. Pour le démontrer, elle doit donc ne pas déranger les hommes par son apparence (jupes trop courtes qui déconcentreraient ces messieurs, cheveux longs qui ne témoigneraient pas du sérieux, etc.), et contrôler sévèrement son discours (être pragmatique, cacher ses émotions, etc..), et cela dès l’école. Et sinon, qu’elle ne s’offusque pas d’avoir envoyé les fameux mauvais signaux qui peuvent conduire, entre autre, au harcèlement sexuel.

Cela dit, pas de panique, si la femme échoue à prouver qu’elle peut se distinguer de son image genrée, le capitalisme sait jouer avec les représentations sociales pour nous enfermer dans des ghettos d’emplois dit féminins. Activités où elle continue à subir de plein fouet les normes sexistes, et sera considérée comme étant d’autant plus faible. Sinon, il lui restera toujours le patriarcat pour la “ sauver ”, lorsqu’elle ne pourra bénéficier de la caresse du patron, elle pourra s’accomplir en tant que mère et maîtresse au sein de son foyer. Néanmoins, l’injonction à être une mère et une maîtresse parfaite vaut également pour la salariée. Si la personne avec qui elle vit souhaite garder et pérenniser son statut de dominant, elle devra le satisfaire sur le plan ménager et sexuel, et si elle ne s’y résout pas, elle peut alors s’attendre à la violence verbale et physique, jusqu’au meurtre. Toutefois, si elle arrive à remplir ce rôle avec brio elle pourra donner naissance et éduquer les futurs travailleurs qui seront à même de reproduire les structures de dominations.

En somme, l’existence féminine est cantonnée aux rôles que veulent bien leur laisser les hommes (ces grand princes...) au travail comme dans le foyer. A titre d’exemple, combien de fois a-t-on entendu qu’elles sont « leurs » X ou « leurs » Y (c’est à dire, leurs filles, leurs mères, leurs grand-mères, etc.) par rapport aux hommes et qu’ils devraient y penser avant de les violenter ? Je constate, que nous n’existons qu’au travers du rapport qu’ont les hommes avec les femmes. Le fait d’être un individu ne justifie apparemment pas qu’on nous respecte.

Alors, sœur de galère, tu choisis quoi : la caresse du patron pour mieux t’étrangler ou celle du mari pour mieux t’étouffer, ou les deux ?

Pour un avenir sans exploité.e.s

Je veux exister par le simple fait d’être, et cette existence ne pourra être émancipée par la seule fin de notre système économique actuel. En effet, cultiver l’ambition de notre émancipation par le travail est une idée que je rejette. Je refuse de devenir une « exploitrice », et je hais ma condition d’exploitée. J’exècre tout “ féminisme ” qui consisterait à réclamer des miettes du gâteau empoissonné qui gangrène la planète et l’humanité.

Cependant, cette condition d’exploitée vient également du patriarcat et , n’oublions pas non plus, que le racisme participe également à l’exploitation d’une catégorie de femmes. Il apparaît alors, que nous ne pouvons mener que conjointement nos luttes. A mon sens, Il est inconcevable de ne pas mener un combat acharné contre ces discriminations, simultanément à la lutte contre le capitalisme. Je ne peux imaginer que cette situation dure toute une vie et cela me révolte de savoir que tant de vies n’ont pu exister autrement. Je souhaite vivre dans une société où chacun.e.s pourra être libre, où nos existences seront reliées par choix et confiance.

Pour cela, en tant que femme, scions nos chaînes et multiplions les foyers de révoltes. Attaquons les rapports de dominations sous des formes diverses et variées, dans le monde entier. Toutes et tous faisons du féminisme une part indispensable et indissociable de nos espoirs révolutionnaires. Refusons les limites, imaginons, créons, construisons nos existences comme une aventure émancipatrice.

Enfin, sachez chers exploiteurs qu’en nous, il y a un feu immense qui brûle et il pourrait bien tout dévaster.

— Manon Mear

 

Dessin de la semaine

Washington Dead Cats

Ludwig von 88

THE EX

Dieval et the propulsions

Les fleurs du mâle

Yvettes not dead

Graines de sel

Ni vu ni connu

Ni dieu ni maître,mieux d'être

                                            (Jacques Prevert)

Communiqué d'Alternative Libertaire

 

Parce que l’actuelle révolte anti-Maduro est avant tout une révolte contre la misère, l’autoritarisme et la corruption, elle mérite d’avoir un autre porte-parole que le triste pantin de Washington nommé Juan Guaido. Non aux ingérences impérialistes, c’est au peuple vénézuélien de prendre son destin en main !

 

Au Venezuela, le gouvernement Maduro subit une pression croissante de la rue, alors que son soutien populaire s’est sérieusement rétréci depuis plusieurs années.

 

Cela suscite des ingérences étrangères de la part des États-Unis, et des États sud-américains et européens alignés sur Washington. A contrario, l’héritier d’Hugo Chavez est soutenu par Cuba, la Russie et la Chine. Un épisode supplémentaire des rivalités inter-impérialistes de notre époque.

 

La menace d’intervention militaire proférée par les États-Unis est inacceptable. Ici et partout dans le monde, il faut la dénoncer et s’y opposer. Mais cela ne doit pas conduire à taire que le ras-le-bol de la misère de l’autoritarisme et de la corruption est tel au Venezuela qu’une bonne partie du peuple – sur place ou réfugié à l’étranger – continue aussi de réclamer le départ de Nicolás Maduro.

 

Maduro est un potentat dont le seul rôle, aujourd’hui, est de préserver les intérêts d’une petite caste militaire et bourgeoise, la « boligarchie », qui se limite depuis longtemps à se partager le butin de la rente pétrolière. 

 


 

 


 

Face à lui, un aventurier de droite, représentant d’une bourgeoisie plus traditionnellement liée aux États-Unis : Juan Guaido, adoubé par Trump, Bolsonaro, Macron, Merkel… Donc en aucun cas un espoir pour les travailleuses et les travailleurs vénézuéliens.

 

L’intérêt des classes populaires vénézuéliennes serait de chasser l’un sans le remplacer par l’autre. Ni boligarchie, ni bourgeoisie pro-US… Une gauche anticapitaliste reste à inventer. Se dessinera-t-elle dans le mouvement de révolte actuel ?

 

Alternative libertaire,

 

La liberté de manifestation plus que menacée

 

L’Assemblée nationale a donné son feu vert, mercredi 30 janvier, à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, dans le cadre de la loi « anticasseurs » voulue par le gouvernement suite au mouvement des « gilets jaunes ».
Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus représentant « une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », sous peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Dans l’arsenal juridique français, ces interdictions administratives préalables s’ajouteront aux interdictions qui peuvent déjà être prononcées par la justice lors de condamnations.
«
Il ne faut pas caricaturer » cet article 2 et « en aucun cas il ne s’agit d’autre chose que de garantir le droit de manifester », a assuré le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. Des « critères objectifs »ont été ajoutés, a précisé son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez : la personne devra avoir commis des « atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages importants aux biens » ou encore « un acte violent » lors de manifestations précédentes.

 

Le préfet sera alors en droit d’imposer une convocation à la personne concernée, afin qu’elle ne se rende pas à la manifestation. En cas de risque de participation à d’autres rassemblements, a ajouté le gouvernement, le préfet pourra interdire à la personne de prendre part à toute manifestation sur l’ensemble du territoire national pour une durée allant jusqu’à un mois.
Les personnes « interdites » de manifester pourront faire un recours en urgence devant la justice administrative, a précisé un amendement de la rapporteure Alice Thourot (LREM) qui a été adopté. Ces personnes seront également inscrites au fichier des personnes recherchées (FPR). La proposition de loi prévoyait initialement un fichier dédié mais M. Castaner a vanté le FPR, accessible depuis les tablettes des forces de l’ordre. «
La fiche tombe dès qu’elle est inactive », a-t-il aussi affirmé aux opposants au « fichage ». On va les croire !...

Parallèlement, le gouvernement français est à nouveau pointé pour la répression du mouvement des gilets jaunes et, cette fois, l’avertissement vient du Conseil de l’Europe, chargé de promouvoir les droits de l’homme dans ses 47 Etats membres. Ce mardi, et avant la publication d’un rapport complet, sa commissaire aux droits de l’homme, Dunja Mijatovic, dit ainsi «
s’inquiéter en particulier du grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement, dans les manifestations ou en marge de celles-ci, notamment par des projectiles d’armes dites de défense intermédiaire telles que le lanceur de balles de défense». Et ce, même si elle «constate certes que les forces de l’ordre, parmi lesquelles de nombreux blessés sont aussi à déplorer, opèrent dans des conditions difficiles, notamment liées à l’hostilité de certains manifestants, mais aussi à une surcharge de travail et, pour certaines unités engagées, à une formation insuffisante aux techniques de maintien de l’ordre et à l’usage de certaines armes.»

Elle pointe également les dangers de la loi "anticasseurs" en discussion à l’Assemblée nationale, se disant «
particulièrement préoccupée par la disposition visant à interdire préventivement, par une décision administrative et sans contrôle préalable d’un juge, de prendre part à une manifestation», ainsi que par celle «érigeant en délit la dissimulation volontaire partielle ou totale du visage au sein ou aux abords d’une manifestation».

 

 

par Pat de Botul

 

Communiqué Dominique Grange

 

YOUTUBE vient de censurer le clip de ma chanson "REQUIEM POUR LES ABATTOIRS" qui serait une « incitation à la violence », alors qu’elle est au contraire une dénonciation de la violence faite aux animaux et des souffrances qu’ils subissent avant de finir dans nos assiettes. La vidéo a donc été supprimée de YouTube. Si vous partagez mon indignation et ma colère, merci de relayer l’info, ainsi que le courrier ci-dessous que j’adresse, aux censeurs de Youtube !

Où est la violence?...
Mais où est la violence, sinon du côté de ceux qui l’exercent contre les animaux ? Du côté de ceux qui les torturent, les broient, les mutilent, leur imposent une vie de misère, confinés dans des cages à patauger dans leurs excréments, reclus dans des fermes-usines, des élevages intensifs où jamais ils ne voient le soleil, dans des cuves où ils tournent en rond par milliers du matin au soir, transportés dans des conditions épouvantables au fond des cales de bateaux, dans des camions où ils transitent de longs jours et de longues nuits sans assistance, se piétinent, se blessent, meurent souvent de leurs blessures ou de déshydratation, et agonisent au milieu de leurs congénères terrorisés par ce voyage dont ils pressentent l’issue fatale...
Où est la violence?
Non, messieurs les censeurs de Youtube, la vidéo de ma chanson, "Requiem pour les abattoirs", n’est pas une incitation à la violence. Elle est même tout le contraire : une incitation à en finir avec celle qui s’exerce quotidiennement et dans le monde entier à l’encontre des animaux! Oui, elle est un réquisitoire contre cette cruauté sans limites qui donne aux humains tout pouvoir sur des êtres vivants reconnus sensibles: le pouvoir de les priver de liberté et de tout ce qui peut répondre à leurs besoins, de les exploiter de toutes sortes de façons, d’en faire des objets destinés à l’expérimentation scientifique ou à l’industrie cosmétique, de programmer la fin de leur vie et enfin, de se nourrir de leur chair après les avoir torturés! Un droit de vie et de mort absolu, en somme, sur des êtres vivants, sentients mais privés de parole, donc incapables de se défendre. La voilà, la violence que je dénonce dans le texte de ma chanson, laquelle s’appuie sur des images vraies, autant de témoignages authentiques extraits de vidéos tournées par des militants de diverses associations qui toutes se battent pour la défense des droits des animaux : L214, Peta France, One voice, Animals International, Eyes on animals, tsb, Animal Walfare Foundation et ciwf, Animals’angels e.v., End pig pain, Swiss Animals Protection East International, Mercy for Animals, Acscct.org... Mais croyez-vous donc pouvoir nous faire taire en nous censurant ainsi? Croyez-vous pouvoir empêcher de continuer à agir tous ces lanceurs d’alertes qui jouent depuis un certain temps un rôle si essentiel dans la prise de conscience de dizaines, de centaines de milliers, peut-être même de millions de personnes à travers la planète ? J’ignore qui a pu -comme vous l’écrivez dans l’Avertissement que vous m’avez adressé- « signaler » notre clip... Ce que je sais c’est que toutes les images que nous avons utilisées proviennent de vidéos largement diffusées sur Internet, et que c’est grâce à elles, aujourd’hui, que nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus accepter cette violence comme quelque chose de normal. Et c’est pourquoi, malgré vous, malgré les lobbies embusqués pour nous empêcher d’agir, nous continuerons de la dénoncer publiquement et sans relâche, par tous les moyens dont nous disposons!
Alors, s’il vous plaît, messieurs les censeurs de youtube, prenez conscience à votre tour de la réalité et répondez-moi: de quel côté est la violence? Du côté de ceux qui la dénoncent ou du côté de ceux qui l’exercent ?
Et puis méditez cette phrase de Léonard de Vinci: "Viendra un jour où d’autres hommes tels que moi considéreront le meurtre des animaux comme ils considèrent aujourd’hui le meurtre des hommes."
Et encore celle-ci, de Isaac Bashevis-Singer: " Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui ».

J’envoie ce courrier à de nombreuses personnes concernées par la cause animale et je le diffuserai sur le Web aussi largement que possible. Car je veux continuer de me battre, n’en déplaise à tous ceux qui vivent de l’exploitation et de la souffrance des animaux.

Dominique GRANGE, Chanteuse engagée.

 

Communiqué CNT-SO:

Après la liquidation du groupe de restaurants « Chez Clément » en 2017, la majorité des restaurants ont été repris par des sociétés crées par M. Armand Taiëb. Sous l’enseigne Fluxia, ils constituent des entreprises distinctes pour échapper aux obligations liées aux effets de seuil, en particulier la mise en place du « comité social et économique ».

 

L’un des restaurant les plus important reste celui de la Porte Maillot, de la société Botis. Depuis la reprise du restaurant, le gérant M. Taiëb dégage tous les anciens en leur imposant des ruptures conventionnelles. Il s’en est aussi pris à l’ancien élu CNT-SO de « Chez Clément ».

 

A l’occasion de la mise en place du CSE, il a refusé de négocier le protocole électoral et a organisé des élections en toute illégalité. Il a fait ouvertement campagne contre la CNT-SO, seul syndicat présent.
Le syndicat de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme a malgré tout obtenu 100% des voix au premier tour (4 voix sur 10 votants dont 6 nuls). Au second tour, le patron a a favorisé une candidature « sans-étiquette » contre notre candidat. Résultat des courses : 10 voix pour la CNT-SO, 5 pour l’homme de paille ! Heureusement, les salariés savent faire la différence...

 


 

PS :

 

Le SHRT, Région Parisienne


Communiqué CNT:

 

Face à Macron et la loi des patrons, ripostons !

 

Au pouvoir depuis deux ans à peine, ce gouvernement est un véritable char d’assaut au service du patronat. Aucun gouvernement, depuis des décennies, n’avait osé s’attaquer aussi massivement aux droits des travailleur·euse·s : destruction programmée de notre protection sociale (sécurité sociale, retraite, chômage), flicage des chômeur·euse·s, démantèlement de la fonction publique, attaques contre la représentativité syndicale... Tout ceci ajouté aux deux lois Travail qui ont rendu les employeur·euse·s tou·te·s puissant·e·s en termes de négociations d’entreprise. D’ici quelques années nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.

 

Face à la colère et la détermination des gilets jaunes qui ne faiblissent pas après douze semaines de mobilisation, Macron n’a eu d’autre choix que de faire mine de céder. Cependant, si elle va faire du bien au portefeuille des travailleur·euse·s les plus démuni·e·s, la soi-disant augmentation du SMIC n’est en fait qu’une vaste arnaque. En effet, il s’agit d’une nouvelle baisse de nos cotisations sociales (qui financent sécurité sociale, assurances retraite et chômage), à laquelle s’ajoute une augmentation de la prime d’activité. Si notre pouvoir d’achat va augmenter à court terme, cela n’aura aucune incidence sur nos retraites (qui seront diminuées au contraire par l’augmentation de la CSG) ou nos indemnités chômage (fortement menacées par les négociations en cours). Seule une augmentation du salaire brut permettra une réelle revalorisation de nos revenus !

 

Face à la toute puissance patronale, imposons le rapport de force et la démocratie directe !

 

Afin de renverser la vapeur, il nous faut créer un rapport de force pour contraindre le gouvernement et le patronat à céder, et gagner de nouveaux droits.

 

La mise en place du Referendum d’Initiative Citoyenne ne nous paraît pas permettre d’instaurer un réel débat démocratique. En effet, quelles que soient nos revendications, nous ne doutons pas que les différents gouvernements sauront orienter les questions afin de gagner à tous les coups tout en laissant croire au mirage d’une société apaisée. Il n’y a rien non plus à attendre d’un Grand Débat organisé par des institutions obstinément « sourdes » aux revendications portées par les mobilisations sociales, débat par ailleurs orchestré par des élu·e·s aux ordres et qui a tout du grand spectacle. Ses lignes sont d’ores et déjà tracées, les options en sont verrouillées sur le dogme du démantèlement des services publics, ce débat n’autorisera que des propositions et des discussions inoffensives pour la politique libérale du gouvernement. Qui peut encore croire qu’il apportera plus de démocratie ?

 

Le seul moyen d’obtenir satisfaction c’est de construire dès maintenant la grève générale, d’attaquer les patrons au portefeuille en bloquant réellement l’économie, et ainsi d’obliger Macron à céder à nos revendications.

 

Pour ne pas laisser les bureaucraties syndicales décider ou négocier à notre place nos droits au rabais, organisons-nous et débattons en assemblées générales d’entreprises et de quartiers afin de définir nos propres exigences.

 

  • Pour revenir à un réel système de protection sociale basé sur le salaire socialisé, pour l’arrêt des baisses des cotisations sociales qui sont une partie de notre salaire

  • Pour une augmentation immédiate du SMIC, des minima sociaux (minimum vieillesse, retraites les plus faibles, allocation adulte handicapé) et de tous les salaires

  • Pour un redéploiement et une extension des services publics et la fin de la gestion managériale qui les détruit

  • Pour la réduction du temps de travail, pour travailler tou·te·s moins et autrement

  • Pour la défense du droit de tou·te·s les travailleur·euse·s à l’indemnisation chômage, sans exigence

  • Pour une retraite à taux plein plus tôt et une prise en compte réelle de la pénibilité au travail

  • Pour l’abandon des réformes du lycée professionnel et général, pour l’abandon de la loi "école de la confiance".

  • Pour l’abandon de Parcoursup et la fin des pratiques discriminatoires de hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiant·e·s étranger·ère·s

  • Pour l’abandon de la loi "anti-casseurs" attentatoire au droit de manifester

  • Pour l’interdiction immédiate et définitive des lanceurs de balles de défense (LBD 40), des grenades à main de désencerclement et des grenades de gaz lacrymogène instantanées (GLI-F4) en manifestation

  • Pour l’abandon de la loi "asile et immigration", pour l’accueil digne des réfugié·e·s et leur régularisation

  • Pour la réquisition des bâtiments inoccupés depuis 1 an et plus par les collectivités, et la mise à l’abri des personnes SDF

 

Luttons, unissons-nous, organisons-nous !

 

NEMO

 

« LES IDEES S’AMELIORENT. LE SENS DES MOTS Y PARTICIPE ».

 

Voilà des mots qu'on pouvait lire sur les murs en mai-juin 68...

 

Au gré des évènements, des politiques menées, des manipulations, on se rend compte, pourvu qu'on s'y attarde que le sens des mots change.Vocabulaire manipulé ? Perte du sens ? Mais aussi parfois signe de prise de conscience.

 

Noam Chomsky, célèbre linguiste, s'est attaché à mettre en évidence cette continuelle dérive. Le vocabulaire de la guerre, sans doute pour rendre celle-ci plus acceptable, nous donne quelques exemples...frappants. Ainsi on ne parle plus de « bombardements » mais de « frappes aériennes » ou même de « frappes chirurgicales ».

 

J'égrène à présent, comme cela me vient certains vocables tel qu'utilisés socialement, c'est-à-dire par les grands médias. Mais vous en avez peut-être d'autres...

 

Réformes

 

Au XIXe siècle, en France, le mot « Réforme » était pratiquement synonyme de « Révolution ». En ce début du XXIe siècle c'est devenu l'application d'une politique ultra libérale, la mise en place de mesures anti sociales.

 

La situation est un peu compliquée

 

Cela veut dire que ça va être très difficile de s'en sortir

 

Conseiller spécial

 

Complice un peu louche pas toujours efficace, capable de vous enfoncer dans le trou.

 

 

Premier Ministre

 

Appelé parfois « collaborateur » ou « fusible » par d'autres.

 

 

 

Grand Débat National

 

Sorte de concours de bavardages sans issue. Les organisateurs pensent ainsi distraire le Peuple de solutions concrètes, de faire oublier, hormis les flash balls, la passivité de l'Etat.

 

 

 

Assemblée Nationale

 

Terne chambre d'enregistrement des desirata du gouvernement en place. Ses débats sont rejetés dans l'ombre par le « grand débat national » animé en solo par le Président.

 

 

 

Entrons plus profondémment dans le monde politique....

 

 

 

Intérêt général

 

Expression utilisée surtout par les politiciens de tous bords, modulée des trémolos dans la voix au gré des exactions commises. Voir les cv de quelques personnages – la liste n'est exaustive - comme Fillion, Cahuzac, Sarkozy, Strauss-Kahn...

 

 

 

Citoyenneté

 

Il y a encore une trentaine d'années on employait peu le terme « Citoyen ». On a voulu lui donner une nouvelle noblesse. Et puis c'est pratique : on peut plus facilement ostraciser les métèques qui, eux, ne sont pas des citoyens.

 

 

 

Capitalisme

 

Ce mot avait semblé être quelque peu oublié, ou du moins mis de côté dans les années 1960. Les communistes avaient été les derniers à l'employer. En mai-juin 68 il est utilisé par les gauchistes pour dénoncer toute la société occidentale. Mais on estime alors que le bloc soviétique n'en fait pas partie puisque ce serait là le « monde socialiste »...

 

Tant que les affaires roulaient, tant bien que mal, il est vrai que l'on n'avait pas à s'interroger sur la nature de notre société, en déterrant un terme qui, dans le passé, avait été l'objet de tant de contreverses, de conflits.

 

Mais avec la grave crise financière de 2008, on fut bien obligé, dans ces élites mêmes qui se voulaient responsables, de s'interroger sur la nature de cette merveilleuse société. Et donc pour la définir, ce terme est revenu en première ligne

 

 

 

Libéralisme

 

Rappelez-vous: à l'ombre du gaullisme, Giscard d'Estaing, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Alain Madelin nous serinaient que la France n'était pas un vrai pays libéral – sous-entendu : comme les Etas-Unis –. L'expression retrouva une nouvelle jeunesse, avec plus de précision dans les objectifs, dans ce que pouvait être une politique libérale. Le libéralisme, seule solution sociétale, est mis en opposition avec certaines dictatures taxées de « socialistes ».

 

 

 

Communisme

 

Le grand art de la mystification ne consiste t-il pas à qualifier, à couvrir d'oripeaux choisis le ou les entités que l'on veut discréditer ? Avec la Russie, devenue URSS, n'avait-on pas là l'épouvantail rêvé ? Socialisme ? Communisme ? Qu'est-ce que cela voulait dire exactement ? La tyrannie stalinienne ... Quelle triste blague !

 

Ce mythe resta longtemps aussi l'espoir sans perspective de nombre d'ouvriers. Tous les exploiteurs avaient intérêt à entretenir cette mystification. Les libéraux gagnaient ainsi sur les deux tableaux. Le modèle socialiste, vulgaire capitalisme d'état, dirigé de façon irrationnelle, ne pouvait supporter une analyse critique sérieuse. Et les classes laborieuses ainsi encadrés, mystifiées, se retrouvaient beaucoup moins dangereuses.

 

La faillite avérée de l'URSS, en 1989, ne consacra pas cependant un triomphe durable du capitalisme libéral. Dès les années 1990, des craquements inquiétants se produisent dans le système financier, amenant des crises toujours plus graves comme en 2001, ou en 2008. Si beaucoup croient toujours que le communisme fut le régime qui régna sur l'URSS jusqu'en 1989, un certain nombre savent aujourdhui qu'il ne s'est agi que d'une forme de capitalisme d'état et que sa faillite ne fut qu'une étape avant le krach final de l'ensemble du système capitaliste.

 

 

 

Démocratie Directe

 

Voilà une expression longtemps « oubliée », totalement exclue du langage « médiatique » de ces dernières années. Mais à partir des années 2000, avec l'usage par Ségolène Royal, des mots de « démocratie participative » une critique du système parlementaire s'affinait et on commença à répliquer en mettant en avant la « Démocratie Directe ».

 

La Démocratie Directe est l'argument politique des anarchistes dès le XIXe siècle contestant le régime de la démocratie parlementaire.

 

Avec l'effondrement du capitalisme et des institutions qui l'accompagnent, il redevient très « tendance »...

 

 

 

Prolétariat.

 

Ce terme utilisé par Marx n'est pas encore revenu à l'ordre du jour.Sans doute manque t-il pour mieux définir la sociologie de notre société. Et tout d'abord existe t-il encore un prolétariat ? Et les classes sociales elles-mêmes, n'ont-elles pas disparues ?

 

Il convient d'être solennel : celui qui trouvera ici la clef pourra ouvrir la porte du futur.